Lachez prise en pratiquant le "pet's mood"


Le lâcher-prise. Les thérapeutes et les coachs n'ont que ce mot là à la bouche. Ils vous l'affirment tous : "Cela vous empêche de ruminer, d'anticiper avec pessimisme et donc d'angoisser". Alors oui bien sûr, lâcher prise, c'est ce que vous souhaitez le plus au monde. Le problème c'est que dans la majorité des cas, personne ne vous donne la solution pour y parvenir.  

En gros, on vous explique généralement que lâcher-prise, c'est accepter ce qui est... C'est passer d'un état anxieux à un état de bien-être. C'est effectivement une définition acceptable mais un peu simpliste et raccourcie qui  ne décortique en rien les étapes nécessaires pour y arriver.

Voilà pourquoi, cher lecteur privilégié, est-il grand temps que je vous parle sérieusement d'une méthode concrète qui peut vous aider à lâcher-prise. Il s'agit d'une technique formidable qui vous permet de vous recentrer rapidement sur l'instant présent : "le pet's mood", littéralement "l'humeur des petits animaux de compagnie". Si je vous surprends avec un tel intitulé, je peux aussi vous garantir que la technique a déjà beaucoup fait ses preuves auprès des personnes ayant participé à mes ateliers.

Le pet's mood est basé sur la faculté que possèdent nos petits compagnons à vivre et à exprimer leurs émotions à l'instant même où celles-ci sont vécues et à faire abstraction des événements passés et futurs en profitant régulièrement d'un état de relaxation simple.

Observez donc un instant, votre chien ou votre chat, ventre dodu et s'étirant de tout son long sur le tapis moelleux du salon, devant la cheminée. Médor et Minou ont chaud, ils sont repus. En un mot, ils ont comblé leurs besoins primaires. Ils sont heureux et ils expriment leur bonheur par cette béatitude absolue. Aucun des deux ne s'inquiète de ce qui se produira la seconde d'après. Si la porte d'entrée vient à s'ouvrir et qu'un inconnu fait son apparition, alors Médor sort brutalement de sa léthargie en aboyant afin d'exprimer soit son mécontentement, soit son enthousiasme à l'idée de vivre une animation inattendue.  Minou quant à lui, exprime sa crainte en filant à toute vitesse dans une autre pièce. Si Médor, face au visiteur, se voit confronté à de l'indifférence, il se calme rapidement et retourne dormir. Minou, ayant fui le danger potentiel, peut lui aussi, reprendre le cours de son sommeil.

Bref, les animaux, passent très vite d'une humeur à une autre sans retenue. Chose que nous, les humains, sommes souvent bien incapables de faire.

Et pour cause. Depuis notre plus tendre enfance, notre éducation et les contraintes sociétales nous ont programmés de manière à ce que nous réprimions nos émotions.

"Ne pleure pas ! Si tu boudes tu seras puni ! Reste calme, tu me fatigues ! Si tu t'ennuies, je vais te trouver du travail...Etc..."

Non seulement, nous avons donc appris à contrôler nos élans émotionnels, mais nous avons également perdu  notre capacité à identifier ceux-ci. À tel point que quand nous pensons déterminer avec précision et sincérité notre émotion présente, nous nous méprenons souvent. Il n'est pas rare que nous ressassions un ressenti qui n'est déjà plus d'actualité, ou que nous soyons déjà dans l'appréhension d'un événement futur.

À l'inverse, si nous analysons les comportements de Médor et Minou, nous observons ceci : 

Nous sommes bien obligés de constater que nous pêchons pratiquement à toutes les étapes. Mais Il apparaît que les étapes n°4 et 5 sont celles sur lesquelles nous bloquons tout particulièrement quand nous ne parvenons pas à lâcher-prise.

Vous pensez sûrement que lâcher-prise, c'est reconnaître qu'une émotion n'a plus, ou n'a pas encore lieu d'être et qu'il s'agit donc de l'abandonner au profit d'un état de bien-être. Et c'est là qu'est l'erreur.

Car, il est impossible de passer d'une émotion négative à une émotion positive d'un simple claquement de doigt.  Il vous manque une étape intermédiaire. Et cette étape est l'étape de "l'état neutre".

Nos petits compagnons parviennent très facilement à cet état neutre  plusieurs dizaines de fois par jour. C'est ce qui nous laisse penser qu'ils dorment beaucoup.

Quant à nous, nous sommes bien trop souvent sollicités par notre vie trépidante et stressante pour pouvoir y parvenir et nous y installer si nous n'y prêtons pas attention. Or, il est inconcevable de lâcher nos préoccupations si nous ne parvenons pas à  nous ancrer dans cet état neutre.

ALORS COMMENT FAIRE ?

Pour accéder à l'état neutre, il est impératif que vos besoins primaires  soient comblés.

Il faut en l’occurrence 

  • que vous soyez en mesure de respirer facilement,

  • que vous soyez rassasié et correctement hydraté,

  • que vous soyez exposé à une température agréable,

  • que vous ne ressentiez aucune douleur ni aucune gêne physique

  • que vous vous sentiez en sécurité.

Vous devez donc en tout premier lieu, poser votre diagnostic en répondant à ces 5 questions :

​En ce moment précis, là à l'instant même,

  • suis-je en mesure de respirer correctement ?

  • suis-je suffisamment rassasié et correctement hydraté pour ne pas en être perturbé ?

  • suis-je exposé à une température suffisamment agréable pour ne pas en être perturbé ?

  • suis-je à même de n'être dérangé par aucune douleur, ni aucune gêne physique quelconque ?

  • suis-je en sécurité ?

Si vous répondez oui à toutes ces questions, vous êtes dans un état satisfaisant est vous avez accès à l'état neutre. C'est le moment de conscientiser cet état pour vous y installer.

Si au contraire, vous ne répondez pas oui à chacune de ces 5 questions, alors essayez d'y remédier afin de vous approcher le plus possible du confort recherché.

  • Respirer profondément et calmement. Médor et Minou poussent régulièrement des gros soupirs d'aise.

  • Nous avons la chance dans notre civilisation privilégiée d'être suffisamment repu à chaque instant de la journée pour ne pas souffrir réellement de la sensation de faim. Mais vous pouvez boire un grand verre d'eau si cela est nécessaire. Médor et Minou ne se privent pas d'aller laper leur gamelle d'eau fraîche tout au long de la journée. Conscientisez bien votre partie gorge-cou. C'est le tronçon qui relie votre corps à votre tête. 

  • Couvrez-vous, dénudez-vous ou ouvrez la fenêtre pour rééquilibrer votre chaleur corporelle. Médor et Minou changent régulièrement de place, n'hésitant pas à aller se coller au chauffage bien chaud avant de s'étaler sur le carrelage bien frais.

  • Passez mentalement votre corps au scanner afin d'éliminer toute source de gêne ou de douleur. Desserrez votre ceinture, repositionnez correctement votre corps, étirez vos membres. C'est le moment de relâcher tous les muscles de votre corps... Ce sont des gestes qui remédient facilement aux sensations d'incommodité. Médor et Minou s'étirent régulièrement.

  • Si le lieu où vous vous trouvez où les personnes avec lesquelles vous vous trouvez vous font craindre pour votre sécurité, quittez cet endroit aussi vite que possible si vous le pouvez. Médor et Minou n'affrontent jamais un danger quand ils ne se sentent pas de taille à lutter.

Nous vivons dans une société particulièrement favorisée qui  nous assure presque constamment de quoi satisfaire tous nos besoins primaires et nous offre ainsi des occasions presque illimitées d'accéder à l'état neutre. Nous oublions juste d'en prendre conscience et de nous ancrer dans cet état confortable.

Faites-en l'expérience et vérifiez vous-même l'efficacité de la technique. Renouvelez l'essai une fois puis deux, puis trois, jusqu'à ce que cela devienne un réflexe. Ce n'est que de cette manière que vous parviendrez  petit à petit, à vous repositionner agréablement dans l'instant présent.

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